Généalogie en Belgique au 18e siècle : l’histoire de la famille DELATTRE-PETIT à Ghlin

Le week-end dernier, vous l’avez constaté : il n’y a eu aucun article sur mon blog. Au lieu d’écrire, j’avais décidé de me consacrer à la généalogie pure, c’est-à-dire en travaillant sur une branche. Ce n’est pas la seule chose que j’ai faite, vous pourrez le lire à la fin de cet article.

Cette fois-ci, je vous propose d’entrer dans le 18e siècle avec Jean-François DELATTRE et Marie Thérèse PETIT. Lui est né le vendredi 9 février 1740 à Ghlin, elle a vu le jour le vendredi 29 février à 1740 à Sivry, pas très loin de Chimay. Leur mariage a été célébré, comme c’était bien souvent le cas, dans le village de la future mariée. A cette époque, ils ont tous les deux 27 ans.

Une fratrie née sous le signe du lundi : fidélité familiale et analyse transgénérationnelle

De cette idylle, sept enfants sont nés :

  • Jean Baptiste, né à Ghlin le lundi 28 juillet 1768 ;
  • Caroline, née à Ghlin le lundi 23 février 1770 ;
  • François Joseph, né à Ghlin le lundi le 9 février 1772. Né le même jour que son père, il a été jardinier probablement de 1803 à 1845 ;
  • Isabelle Thérèse Joseph, mon ancêtre directe, née à Ghlin le lundi 29 octobre 1773 ;
  • Marie Philippe née à Ghlin le lundi 21 août 1775 ;
  • Jean  Joseph est né à Ghlin le lundi  22 octobre 1777 ;
  • Joachim Joseph, né à Ghlin le lundi 12 septembre 1780.

C’est assez comique de voir que tous ces enfants sont nés un lundi. En psychogénéalogie, certains courants considèrent que c’est un marqueur de fidélité familiale inconsciente. Il y a d’autres signes de fidélité : François Joseph est né le même jour que son père. Ajoutez à cela qu’il a été jardinier alors que son papa a été maraîcher-épicier.

Jean-François Delattre et Marie Thérèse Petit : leurs enfances marquées par les conflits

C’est la première fois au cours de mes recherches que je tombe sur un couple né à quelques semaines d’intervalle. Il y a de fait une symétrie très intéressante puisqu’ils ont vécu des évènements historiques au même âge. Ils sont âgés de huit ans quand Joseph II est souverain des Pays-Bas le 29 novembre 1780. Son règne a duré dix ans. Les derniers jours de sa vie ont été marqués par la création des Etats-Belgique Unis qui eux, n’ont duré que quelques mois.

Le quotidien à Ghlin sous le régime autrichien et les conflits européens

Le début de la Guerre de succession d’Autriche s’est déclenché alors qu’ils n’ont que 21 mois. Et ils avaient 5 ans quand l’Armée française a tenu le siège de Bruxelles pendant quasi un mois. A Mons aussi, ils ont dû l’Armée de Louis XV pour le siège de Mons et j’imagine qu’ils ont dû vivre les bombardements qui ont accompagné cette bataille.

Le couple a 8 ans quand la Guerre de succession d’Autriche s’est achevée. Mais ce répit a été de courte durée : huit ans plus tard, c’était le début de la Guerre des Sept ans avec toutes les conséquences d’un conflit mondial qui a fait tâche d’huile sur le continent européen. En plus de toutes ces batailles, ils connaitront trois nouveaux souverains : Joseph II, Léopold II et François II.

Maraîcher-épicier et bergère : des métiers ancrés dans le terroir de Ghlin

A  la cinquantaine, les réjouissances ont commencé. Plusieurs de leurs enfants se sont mariés : Jean Baptiste, en 1797, qui a perdu sa femme peu de temps après et s’est remarié dans la foulée, et Isabelle Marie Thérèse, mon ancêtre. Les premiers petits-enfants ont vu le jour : François Joseph, Françoise Désirée, Jean Baptiste Joseph, Joachim Joseph, Pierre Joseph, Benoite Désirée. L’un d’entre eux est décédé à 14 mois. C’est l’une de leurs dernières ombres au tableau.

François Joseph Delattre est décédé en 1811 à Ghlin. Quelques années auparavant, selon les registres, il avait été répertorié comme maraîcher-épicier. Sa femme Marie Thérèse PETIT était encore en vie selon l’acte de décès. Combien de temps lui a-t-elle survécu ? Aucune idée à ce stade. Je n’ai pas encore trouvé son acte de décès. D’après ce que j’ai appris sur elle, elle était… bergère !

Dessin au fusain d'une bergère en costume d'époque avec un large chapeau et une cape, gardant ses moutons avec un chien noir devant un village et son église.
Marie Thérèse PETIT, bergère au XVIIIe siècle et épouse de Jean-François DELATTRE.

Nouvelles ressources généalogiques : de l’Hospice de Jemappes aux Mémoires de Ghlin

Cette semaine, j’ai également fait un peu de shopping :  je suis parvenue à me procurer une photo de l’hospice des vieillards de Jemappes, là où plusieurs de mes ancêtres, dont Rosalie Désirée DUTRIEUX, ont fini leurs vies.

Carte postale ancienne en noir et blanc montrant le grand bâtiment de l'Hospice des Vieillards de Jemappes au bord d'un canal avec des reflets dans l'eau.
L’hospice des vieillards de Jemappes, où plusieurs ancêtres, dont Rosalie Désirée DUTRIEUX, ont fini leurs jours.

Toujours dans la lignée du couple DELATTRE-PETIT, j’ai fait l’acquisition d’un ouvrage historique consacré au village de Ghlin sur le site Belgicana, « Les mémoires de Ghlin », écrit par Jean HOUDART. Cette lecture promet d’enrichir mes prochaines publications en me permettant de replacer mes ancêtres au cœur de leur environnement local et de mieux comprendre le contexte socio-économique de leur époque. On y retrace tant le patrimoine immobilier, que l’enseignement, les voies de communication et l’évolution du commerce. Encore de belles découvertes en perspectives.

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