Etes-vous prêt pour une reconversion professionnelle ?

J’inaugure une nouvelle rubrique sur ce blog : elle sera consacrée aux reconversions professionnelles réussies. Avant de vous présenter Fanny, ex-enseignante devenue thérapeute et coach en méditation, je vous partage quelques-unes de mes réflexions sur le sujet.

Dans cet article, je vous propose de découvrir quelques bonnes pratiques si vous envisagez une reconversion professionnelle, les freins susceptibles de casser votre élan, les aides et quelques sources d’inspiration trouvées sur le net. Une nouvelle fois, je le répète : changer de cadre professionnel ne se fait pas par un claquement de doigts. Cela demande du temps et beaucoup de motivation.

Deux ou trois métiers dans une carrière

Nos parents racontaient souvent – ou se vantaient parfois – qu’ils avaient eu la chance de faire toute leur carrière dans la même entreprise. Aujourd’hui, dans une carrière, on peut changer de job deux à trois fois. Idem pour les employeurs. Moi-même, vu que ma misérable condition de journaliste se poursuivait année après année, il m’est arrivé d’imaginer, comme punition divine, que je finirais par faire une seule et même carrière, dans une seule et même boite, avant de prendre ma retraite en claquant la bise à mes anciens employeurs. Oui, je sais, j’ai toujours eu une imagination débordante ! Le miracle a fini par se produire et m’a enfin libérée du poids lourd de la presse et des médias.

Les reconvertis sont de plus en plus jeunes

Les reconversions professionnelles sont de plus en plus fréquentes. Ne pensez pas qu’elles soient réservées à des quinqua lassés de leur vie. Elles sont même envisagées par de jeunes salariés qui, au bout de deux ans sur le marché, se rendent compte que cette vie n’est pas faite pour eux. Turn-over élevé dans les entreprises, perte de sens – ben oui, les résultats chiffrés, tu ne sais pas les prendre en main comme tu palperais un pain -, elles finiront par devenir monnaie courante dans quelques années et montreront à quel point les « reconvertis » sont intéressants sur le marché du travail de par leur polyvalence.

Aimez-vous votre métier ?

Chaque crise (licenciement ou… confinement) offre des moments de réflexion propices pour se demander : qu’est-ce que je fais de ma vie ? Aimez-vous votre métier ? C’est la première question à se poser. Si la réponse est oui mais que, par exemple, seuls votre boss et vos collègues vous tapaient sur le système, cela signifie que vous ne devez peut-être pas balancer tout ce que vous avez construit à la poubelle. Il vous suffira seulement de changer d’open-space pour vous réaligner avec votre for intérieur. Si la réponse est « Non, ce métier, je ne peux plus l’encadrer ! ». Alors il faudra revoir pas mal de choses. Attention, il faut que votre projet soit clair dans votre tête au risque de ne pas convaincre votre entourage ou vos futurs employeurs ou investisseurs.

D’autres questions à vous poser

Quelques questions supplémentaires peuvent alimenter votre réflexion :

  • Dans quel secteur souhaitez-vous bosser ?
  • Ce secteur offre-t-il des débouchés ?
  • Temps plein ? Ou mi temps ? A votre compte ? Et le slashing, y avez-vous déjà pensé ?

Que vouliez-vous être quand vous étiez enfant ?

Si avec toutes ces interrogations, vous n’avez encore aucune idée de votre futur métier, je vous recommande un exercice : quand vous étiez enfant, quel métier rêviez-vous d’exercer ? Si vous me dites médecin, je ne vous cache pas que cela va être un chouïa galère pour vous reconvertir. Souvenez-vous de ce que vous aimiez faire quand vous étiez enfant ? Moi, à deux ans, je jouais à la dame qui écrit. A sept ans, avec mes barbie, je jouais à la bouchère. A quinze ans, je voulais devenir contrôleuse des impôts. Avec le recul, j’ai respecté toutes ces synchronicités : à seize ans, j’avais un job étudiant dans une boucherie. A 23 ans, j’obtenais mon graduat (ou bac +3) en comptabilité. A trente ans, j’étais une journaliste reconnue, auteure de deux livres. J’ai donc suivi la route qui m’était tracée. Et vous ?

Qu’est-ce qui peut freiner votre envie ?

Bon, on ne va pas se mentir : il y aura des freins. Ils peuvent être divers et variés. Le premier, c’est l’argent (sorry, c’est mon côté comptable qui ressort. LOL). Il va falloir étudier votre budget, surtout si vous avez une famille, et si vous allez devoir vous payer une formation. En effet, les centres de formation ne couvrent pas tous les rêves. Faites aussi attention aux arnaqueurs qui « transmettent leur savoir-faire » à coup de centaines d’euros. A notre époque, les coaches sont prêts à tout pour gagner leur vie, justement. Trump, par exemple, avait d’ailleurs monté une école privée de management qui s’est ensuite avérée être une pure arnaque. Gardez cette histoire en tête.

Arrêtez de vous saboter

Autre frein : les croyances auto-limitantes. Genre ? « Ouais… Mais euh.. J’suis trop vieille…. » ou « Ouais.. Mais… euh… J’ai pas le bon diplôme… et euh… » Non ! Stop ! Over ! Fini ! T’arrêtes de suite ton petit manège, toi ! Il y a un film que je vous recommande vivement si vous avez tendance à vous saboter : « Le magicien d’Oz ». « Ouais… mais euh…. c’est un vieux film… et… » Oh ! Tu ne vas pas recommencer ! Regardez-le ! Aucune discussion possible ! Les personnages principaux, tous à leur façon, se laissent convaincre qu’ils sont limités par leurs moyens, alors qu’en fait, non, ils ont déjà TOUT en eux ! C’est pareil pour vous, il suffit de vous laisser guider par votre magie intérieure.

Qu’est-ce qui peut vous aider ?

Côté aides, il y a le FOREM et la panoplie de services que cette institution offre. Votre conseillère pourra aussi vous guider. Il y a un outil plutôt sympa : les journées « Tester un métier ». C’est un peu le « Vis ma vie » du chômeur… mais sans caméra… et sans diffusion à la télé… Si vous avez aussi un coach en outplacement, faites-lui part de votre souhait de changer de projet professionnel et faites un bilan de compétences. Sachez aussi que le net offre une foule de sites et d’articles plutôt sympa sur le sujet. Je vous propose de découvrir quelques liens dans un autre article enrichi au fur et à mesure de l’avancée de mon blog « Le Plan B : comment rebondir après un licenciement ».

L’exemple à suivre de mon amie Véronique

J’avais une camarade de classe, Véronique, convaincue depuis son plus jeune âge qu’elle serait infirmière. Pour de multiples raisons, à la sortie des secondaires, elle a fini par entamer et réussir un graduat en comptabilité. Partie en France – à cause d’un amoureux -, elle est devenue mère de famille et a délaissé ses rêves de carrière. Il y a cinq ans, elle a repris des études d’infirmière qu’elle a brillamment réussies. C’était ça sa vocation. Les sacrifices ont été nombreux mais elle y est parvenue, soutenue par ses amis – dont moi – et sa famille. Regardez autour de vous, il y a d’autres exemples de reconversion professionnelle réussies. En tout cas, moi, je vais m’employer à vous en faire découvrir quelques-unes !

Un jeune boulanger pose devant son vieux four à pain.
Aujourd’hui, les « reconvertis » sont de plus en plus jeunes.

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