Quatre raisons de visionner « The company men »

Mes p’tites mains chéries, je vous ai consacré une soirée le week-end dernier pour regarder le film « The company men » avec Ben Affleck. J’aime beaucoup ce long-métrage sorti en 2011 parce qu’il offre une vision feel good du licenciement. Mais pas uniquement : dans cette article, je vous donne 4 bons motifs de le regarder.

J’ai découvert « The company men » après m’être plongée dans la carrière de Ben Affleck. A l’époque, je n’avais pas encore été licenciée et, pourtant, j’ai été séduite par cette fin positive – qui correspond bien à ma philosophie d’une fin de contrat -, et par ces personnages attachants, l’angle d’attaque intéressant de John Wells, le réalisateur, et le dialogue entre Ben Affleck et Tommy Lee Jones à la fin. Voilà ! Vous les connaissez mes 4 bonnes raisons de regarder ce film. Il ne vous reste plus qu’à découvrir pourquoi les personnes qui le critiquent me font sortir de mes gonds.

1ère raison : l’angle de vue est intéressant

John Weels parle des effets de la crise de 2008. Moyennement intéressant. John Weels parle du licenciement. C’est intéressant. John Weels traite le licenciement en ciblant les cadres. Je like un millier de fois ! Ce film est classique dans son scénario, dans sa mise en scène mais il a l’originalité de parler de la perte d’emploi de personnes si hautes placées dans l’organigramme, il rejoint donc ma thèse selon laquelle personne n’est à l’abri, pas même les plus proches de la direction. Ce long-métrage, c’est un film de crise en charentaises.

2e raison : un casting haut de gamme et des personnages attachants

Je vous liste les noms : Ben Affleck, Chris Cooper, Tommy Lee Jones, et… Kevin Costner ! Ah ce Kevin ! Qui n’a jamais eu un point de bave à la bouche en voyant des extraits de The Bodyguard. Là il enfile le costume de… enfin le bleu de travail d’un entrepreneur en construction. J’ai lu des critiques qui ne croyaient pas au fait que Ben Affleck laisse tomber son statut de cadre pour devenir plafonneur dans l’affaire de son beau-frère… Ah bon ?! Le mot reconversion, tu connais ? « Oui mais non, il est nul, c’est pas un choix de réorientation de carrière ! », répondront certains. Tu perds ton job, c’est normal que le frère de ta femme te tende la main, non ?! C’est à ça que sert une famille : s’entraider ! Et pas qu’à la période des fêtes de fin d’année.

3e raison : le dialogue très humain entre Ben Affleck et Tommy Lee Jones

C’est un de mes monologues préférés au cinéma. Cette ambiance. Ce cadre. Ce minimalisme. J’ai grandi dans une ville où de tels lieux fantomatiques existaient. L’usine où ma mère a été ouvrière en confection et fermée depuis des années. Celle de mon arrière grand père, contremaitre, dans une forgerie où ma grand-mère racontait qu’il prenait des risques considérables pour que l’entreprise fonctionne. Je les vois tous les deux marcher pour faire revivre un pan de leur jeunesse. L’entreprise où ma mère travaillait a vu plusieurs ouvrières se mobiliser pour relancer la société dont elles avaient été licenciées. Même à notre époque, on voit encore beaucoup de salariés se lancer dans de tels projets !

4e raison : les points anecdotiques qui me font aimer ce film

La musique est agréable sans jamais gâcher les propos. Un critique en ligne disait que les femmes étaient sous-représentées : non, elles ont de très beaux personnages. Je ne trouve pas : l’épouse de Ben Affleck a une belle présence et une belle prestance. Discrète mais forte. La femme de Tommy Lee Jones;.. Non, je vais éviter de m’étendre sur elle… Et la maitresse de ce dernier, Maria Bello, même si elle n’a pas le plus noble rôle, est touchante. En gros, ce n’est pas la DRH aux cheveux hirsutes et l’air perdu que j’ai croisée dans la vraie vie. Quant au fait qu’elles n’occupent pas de postes importants dans la société, il suffit de regarder la situation dans pas mal d’entreprises belges et vous verrez que cette distribution colle à la réalité. Hormis pour la com et les RH, rares sont les femmes présentes dans les hautes sphères.

Pourquoi je déteste qu’on critique ce film

J’ai vu beaucoup de longs-métrages qui mettent en scène la perte d’un emploi et je vous garantis que celui-là fait partie de mon top 5 en termes de films sociaux. Que dis-je ? De mon top 3 des films que j’aime et ce, hors catégories. je n’aime pas qu’on critique la fin du film… Trop commune, trop classique ! Absolument pas. Elle s’achève comme elle a commencé, par un Ben Affleck qui débarque au travail. Sauf que là, il a l’air beaucoup plus motivé !

« Vous commencez avec une idée folle, prenez des risques insensés, gagnez à peine assez pour nourrir votre famille, pas une chance que vous réussissiez. Puis, tout à coup, vous avez toutes ces choses et vous avez peur de les perdre. »

Gene McClary (Tommy Lee jones)
Les acteurs Ben Affleck et Tommy Lee Jones discutent de leur après licenciement sur le site de leur vieille usine
Le monologue entre Ben Affleck et Tommy Lee Jones est un de mes moments cinématographiques préférés, plein d’espoir.

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